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51 affaires devant la Cour d’assises à Bamako.

La session spéciale de la Cour d’assises sur les infractions économiques et financières s’est ouverte ce lundi 1er juillet 2024 à la Cour d’appel de Bamako. Une cinquantaine d’affaires seront jugées au cours de cette session.

Les atteintes aux biens publics, faux et usage de faux, escroquerie, abus de confiance sont entre autres les infractions reprochés aux accusés. À cela s’ajoute les dossiers concernant les aéroports, l’énergie et de l’eau, l’hôpital Point G, le CICB, les mairies de Sitakili, et de la commune II. Le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo fait le point des affaires inscrites à cette session spéciale. « 51 affaires concernant 181 accusés, dont 15 femmes, sont inscrites au rôle de cette session spéciale. Il y a 18 cas d’atteinte aux biens publics, 3 cas de blanchiment de capitaux, 30 cas relatifs aux infractions de faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance seront jugés », énumère le Procureur qui ajoute que ces dossiers seront jugés par « des formations composées uniquement de magistrats professionnels ».

La lutte contre les infractions économique et financière est une exigence démocratique majeure, affirme le 1er Président de la Cour d’Appel de Bamako Faradji Baba. « Ces infractions mettent en péril les finances de l’État en les privant des ressources nécessaires à la réussite des politiques publiques », affirme Faradji Baba. Et le président d’ajouter « ces faits, en plus d’être des fautes morales et des infractions pénales, constituent une véritable violence envers les citoyens en difficulté. Elles sont une violence contre ceux qui sont privés d’emploi. Elles sont une violence contre ceux qui vivent en deçà du seuil de pauvreté ».

L’ordre des Avocats du Mali demande de faire du délai raisonnable de traitement des dossiers et du règlement des affaires contentieuses une réalité. « C’est le lieu de rappeler le principe de l’indépendance des magistrats », martèle Me Aïssata Sy, représentante spéciale du bâtonnier de l’ordre des avocats. « rien n’est plus grave que de priver d’honnêtes citoyens de leur liberté et de leur honneur, les jeter en pâture dans une affaire dite du siècle et ensuite être contraint de les acquitter purement et simplement en raison de la faiblesse des charges contenues dans les dossiers ».

Cette session spéciale s’étend sur deux mois, du 1er juillet au 30 août 2024. La Cour d’appel annonce une autre session spéciale sur les affaires de terrorisme.

✍️ Studio Tamani

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